Notre histoire

Un couple ordinaire, écoutant leur coeur, se lance dans une aventure extraordinaire…

Eau

La saison sèche est sévère . L’eau est un enjeu majeur de notre action. La question l’adduction d’eau a été une préoccupation majeure.

Au départ, nous pompions l’eau d’un cours en contrebas du terrain et nous récupérions l’eau de pluie à des points stratégiques. La première solution était très coûteuse en électricité ; or bien d’autres besoins étaient à pourvoir.


Assez vite s’est imposée à nous l’urgence d’un approvisionnement durable qui profite également aux cultivateurs environnants.

Le Village de la Joie a acquis une source proche, et fait appel à Électriciens Sans Frontières. Deux villages voisins, Analatsara et Anovorano ont également bénéficié des travaux, concernant une population d’environ 500 personnes.

Nous disposons à présent de deux systèmes solaires sans batterie, qui permettent de remonter l’eau de la rivière et capter celle de la source, sans consommation d’énergie supplémentaire.


Pour l’acquisition de ces panneaux solaires, nous avons bénéficié d’une aide de la Région Île de France, par le biais d’un projet de cinéma documentaire dont une partie du tournage a été réalisé au Village de la Joie.


Depuis 2018, grâce à la cagnotte lancée par l’association Village de la joie Réunion, nous avons acquis des filtres à eau solaires à UV. Désormais, l’eau est potable !


L’épopée du café

Notre goût de l’aventure, notre désir de valoriser les espèces endémiques et notre détermination à continuer de planter le plus d’arbres possible nous ont poussé sur la piste du café. Nous avons déniché dans le sud de l’île la perle rare des ingénieurs agronomes, spécialisé dans les cafés sauvages. Il a sélectionné une espèce qui pouvait s’adapter à une éventuelle rentabilité en agroforesterie dans notre contexte géographique. Nous avons créé avec lui notre propre variété d’arabica par hybridation, particulièrement qualitatif.

Les femmes préparent le terreau afin de mettre les pousses en pot.

Il a ensuite fallu acheminer avec beaucoup de soins les jeunes et fragiles pousses de café. Cette étape fut très périlleuse sur nos pistes défoncées.
Ensuite, les repiquer avec délicatesse dans des pépinières à la mi-ombre dans un terreau spécifique.

Un travail méticuleux car les plants sont bien fragiles…

Enfin, les planter en pleine terre, en prenant le soin d’amender à l’avance nos trous de plantation selon des techniques éprouvées localement.



L’effort en main d’oeuvre a été colossal, sachant que nous préférons recourir au travail des hommes plutôt qu’utiliser des machines, qui de toute façon ne pourraient pas arriver jusqu’au Village. Une centaine de recrues supplémentaires sont venus du voisinage, une aubaine pour ces hommes et ces femmes.

Les hommes creusent les trous de plantation.

Nous avons alterné les plants de café avec notamment des plants de moringa et stylosanthes, et entouré nos parcelles d’arbres d’ombrage et d’arbres coupe-vent, pour accompagner les jeunes arbustes jusqu’à ce qu’ils soient plus résistants.

Nous avons subi beaucoup de pertes les premières années en raison de la sécheresse et des cyclones, qui même s’ils sont beaucoup moins virulents que sur les côtes, sévissent surtout par la force des vents et des précipitations. Si celles-ci sont attendues avec anxiété chaque année, elles sont trop violentes pour être bénéfiques et ont tendance à faire ruisseler nos terres ferrigineuses.

Petite pause désaltérante et nourrissante.

Dans les débuts de ce projet, nous avions été aidés financièrement par un sponsor pour le nécessaire (hélas) et coûteux clôturage du terrain, ainsi que pour une partie des frais, en l’échange de quoi nous l’avons aidé mettre en place ses propres parcelles. Nous avons dû nous séparer de lui en 2019, malgré le risque économique encouru, car nos principes d’agroforesterie n’étaient pas à son goût.

En 2016, les arbres d’ombrage et les coupe-vent ont commencé à se montrer, annonçant la forêt tant désirée. Après le travail incessant et répétitif d’amendement biologique et d’arrosage, une première production de 500 kg de cerises (100 kg de café marchand) a été récoltée.

Le long et répétitif travail autour des jeunes plants a commencé à porter ses fruits.

Ce dernier tournant nous a poussé à l’autonomisation systématique de chacune de nos autres unités de production agricole. Nous avions à cet effet déjà formé toutes les équipes à l’autogestion, et chacune dégage un certain bénéfice. (voir article un tiers un tiers un tiers)
Sur le même principe, nous avons confié les parcelles de jeunes plants aux familles, afin qu’elles puissent, selon le principe de métayage, y cultiver leur potager – selon les espèces dont nous disposons et que nous encourageons, et subvenir ainsi à leurs besoins tout en dégageant un bénéfice et en participant à l’effort de la communauté. Tout le monde avait déjà été formé à la permaculture.

L’école dispose aussi de ses propres parcelles, de même que la maisonnée, comme cela était déjà le cas pour le riz ; en effet, si l’instruction prime toujours sur le travail agricole, celui-ci participe à la complétude de l’éducation et de la formation en permaculture. Les enfants sont fiers et heureux de collaborer, selon leurs possibilités. Nous sommes convaincus que dans le contexte de Madagascar, ces savoir-faire sont utiles toute la vie, quel que soit les choix d’orientation ultérieurs, et transmissibles à l’envi.

Le café porte la promesse de nous permettre d’être bientôt totalement autonomes financièrement. Actuellement nous dépendons encore des dons réguliers et ponctuels, de l’aide de nos partenaires et la retraite de Charles Mitsakis pour le fonctionnement de l’école et le soutien des études de nos jeunes. Nous espérons aussi pouvoir rétribuer un petit peu les propriétaires héritiers du terrain que nous utilisons.

Le mûrissement de nos projets demande toujours soin et patience…

En 2017, nous en étions à 65 000 caféiers !

La sécheresse reste une menace pour nos jeunes arbres…

Électricité

Le réseau d’électricité d’état a bien ses vicissitudes… Orages violents, pannes de réseau, délestages fréquents altèrent le fonctionnement quotidien des habitants de Madagascar.

Le groupe électrogène s’avèrait nécessaire pour pallier ces coupures.

Par ailleurs, la capacité du transformateur fourni par la JIRAMA est largement insuffisante.

Électriciens Sans Frontières, dans la lancée du projet d’adduction d’eau, a contribué à l’équipement électrique du Village et des hameaux voisins (groupes électrogènes). Ils ont également sécurisé et amélioré nos installations.


Les tempêtes récentes de 2020 nous ont privé peut-être durablement de l’électricité du réseau national, en détruisant de coûteux alternateurs. Cela nous prouve à quel point il est souhaitable que nous développions notre autonomie. Nous nous appuyons de plus en plus sur la technologie du solaire sans batterie…


Le soutien de l’association AFPM

Cette association nous a soutenu de diverses manières.

Elle a financé la construction du collège.

L’été 2012, les jeunes de l’AFPM ont réalisé un chantier de douze jours au Village : construction d’une aire de jeux, travaux de nettoyage et de réparations diverses. Retrouvez ICI le blog de leur aventure.

L’association a soutenu un service civil de 10 mois auprès des enfants : retrouvez ICI en vidéos l’expérience de Priscillia.


Visites en vidéo (merci Claude)

Claude est un ami de jeunesse de Charles, qui est venu nous rendre visite sur le site avec sa compagne.

Merci à eux pour ces vidéos, tournées en 2010 puis en 2012, qui vous permettent aussi une petite immersion au Village de la Joie en compagnie de Charles Mitsakis, le fondateur.

Visite du Village de la Joie en 2010

Ce premier film a permis à Claude de lever des fonds pour la construction d’une salle de classe supplémentaire !

Visite du Village de la Joie en 2012

Constructions

Nous avons commencé en réhabilitant d’anciens bâtiments.


Petit à petit sont sortis du sol la maisonnée, l’école maternelle, l’école élémentaire, le collège, parfois avec l’aide de partenaires et amis.


Goulam et Rachida

Goulam et Rachida Nourbhay sont des amis proches de Charles et Simone, les fondateurs. Ils ont donné 3 années de leur vie au Village de la Joie, de 2007 à 2010. Goulam assurait la comptabilité et Rachida gérait l’approvisionnement de la cantine.

Souvenirs de Michel, infirmier

Discrétion et efficacité…

Michel, un infirmier bénévole retraité de Médecins Sans Frontières, a consacré neuf mois au Village de la Joie, en 2006.


Une infirmière bénévole française, qui a séjourné au village une année avec toute sa famille, nous a également aidés à mettre en place ce qui ressemble à une infirmerie, et à sensibiliser les parents aux questions sanitaires.


Le soutien de Village de la joie Réunion

En 2007, Aristote Mitsakis, frère de Charles fondateur du village, se lance dans l’aventure et lance l’association de soutien Village de la Joie Réunion.

Cette association nous permet de recevoir plus simplement les dons provenant de France, et aux donateurs d’obtenir une réduction d’impôt.


Voici quelques exemples des réalisations menées :

– récupération d’un lot d’ordinateurs déclassés par le rectorat de la Réunion, destinés à équiper une salle d’informatique au VDJ et pour quelques établissements scolaires publics voisins,

– formation par des enseignants d’un Lycée Hôtelier de la Réunion de notre équipe de confiseurs,

– cagnotte de financement de filtres à eau solaires à UV en partenariat avec le Rotary Club, qui ont grandement amélioré la qualité de notre eau potable,

– organisation de brocantes et diverses fêtes et événements pour récolter des fonds.


Santé

Aujourd’hui, nous n’avons plus de soignant au Village : la mutuelle que nous avons acquise permet aux gens d’être soignés au Centre de Santé de Base II (c’est ainsi que le Ministère de la Santé définit le type de centre admettant la présence d’un médecin).

Nous ne nous préoccupons plus que de nutrition et de soins infirmiers de première main.

Mais cela ne fut pas toujours le cas…

Prise en charge des besoins des enfants

Avec l’aide d’une puéricultrice malgache très qualifiée, la première garderie a vu le jour. Avec elle s’est mis en place le suivi médical des tout petits : souffrant souvent d’importantes carences, parfois sévèrement malades… On distribue des bouillies, des vitamines…


Planning familial

Nous nous sommes investis dans une démarche de planning familial de 2003 à 2013. Cela a contribué à donner aux jeunes mères une perspective professionnelle – au sein du Village ou à l’extérieur. Cela a également encouragé certains pères à revenir au foyer, attirés par la stabilité engendrée.

Au Village de la Joie, l’écolage est gratuit, mais il faut participer aux besoins de la cantine…

Dentisterie

Les soins dentaires sont une gageure à Madagascar. Actuellement, nous fonctionnons en convention avec une dentisterie d’Antananarivo. Nous avons reçu d’un dentiste de la Réunion de quoi équiper une dentisterie au Village ; nous avons une dentisterie, mais pas de dentiste…

Médicaments

Depuis que le Village de la Joie existe, nous recevons parfois des dons en médicaments et en matériel médical. Dans le cadre de nos bonnes relations avec les institutions locales, nous en faisons bénéficier un dispensaire voisin.

Urgences

Pour ce qui ne se soigne pas sur place, nous devons assurer le transport par 4×4 jusqu’à l’hôpital le plus proche. Nous vérifions que le patient sera soutenu pour ses besoins alimentaires le temps de son hospitalisation – ce que l’hôpital public ne peut pas garantir, alors que c’est pourtant crucial à un bon rétablissement…

Ici, il faut imaginer ce que représentent la maladie et l’hospitalisation pour un adulte pauvre en charge de famille : non seulement il ne peut subvenir aux besoins des siens, mais il n’est pas nourri lui-même, à moins qu’un proche ne puisse se déplacer et séjourner près de l’établissement de soins.

Charles, le fondateur, devant un 4×4 qui nous a rendu bien des services

Le tragique destin d’Hasimanitra

Hasimanitra est née le 31 décembre 2003 dans un petit village difficilement accessible, Amparafara, dans la commune de Merimandroso à 35 km au nord d’Antananarivo.

Un exemple de la mauvaise condition féminine

Hasimanitra est la deuxième fille de Noëlisa, qui l’a mise au monde à l’âge de 17 ans. Au moment où ces lignes ont été écrites, Noëlisa avait déjà 5 enfants : Antatina, 7 ans, Perline, 4 ans, Nantenaina, 2 ans et la petite dernière Onja, née le lendemain du décès d’Hasimanitra. Tous sont de pères inconnus.

C’est une famille monoparentale type, parmi tant d’autres, que nous essayons d’aider. Noëlisa, depuis l’âge de la puberté, est une proie facile et sans défense pour des hommes sans scrupules, qui profitent de l’impunité qui prévaut dans ces campagnes reculées. Les jeunes femmes ne sont pas rares à être comme elle mère de 5 enfants sans père à 23 ans. Cette situation est particulièrement précaire et cruelle, puisqu’elle ne peut pas travailler avec une telle progéniture. Il ne lui reste alors que l’assistance condescendante de son entourage, et bien sûr des aventuriers profiteurs.

Récemment, malgré ses sept mois de grossesse, elle a fait trois semaines de prison dans les pires conditions à Antananarivo, pour une accusation de vol de manioc dans un champ. Le propriétaire du champ et accusateur, un « homme très respectable » de 61 ans, est très probablement le père du bébé qu’elle porte. Elle a donc été acquittée lors du procès, car il a été reconnu que l’objet du vol n’était autre que la rémunération d’un service intime rendu. Les trois semaines de geôle ont été faîtes malgré tout sans compensation, et l’homme a profité de l’impunité.

Une illustration de coopération solidaire

Un jour, Noélisoa a frappé à notre porte pour demander du secours pour son enfant malade. Croisant le regard plein d’espoir et suppliant de l’enfant, nous avons pris la décision d’agir. Nous l’avons emmenée auprès de l’Association Médecins du monde à Antananarivo. S’enclenche alors un long et laborieux mais néanmoins efficace processus.

Hasimanitra était atteinte de la maladie congénitale dite « bleue » : plusieurs malformations graves du cœur. Cela ne l’empêchait pas de vivre à pleine peau quand sa maladie lui permettait, dotée d’une maturité exceptionnelle pour une enfant de 5 ans.

Pendant ce temps, vu l’éloignement de leur village, Hasimanitra , ses frères et sœurs furent scolarisés et hébergés au village de la joie pendant la période préparatoire qui dura bien six mois. Ils vécurent là au milieu des autres enfants des moments heureux, par contraste avec l’existence misérable de parias qui était leur quotidien dans leur village.

La collaboration de trois associations : Le Village de la joie, Médecins du monde, et Mécénat Chirurgie cardiaque a abouti à l’opération qui a eu lieu le 23 avril a Lyon.

L’opération a été fatale, et pourtant cette équipe de bénévoles de Mécénat chirurgie Cardiaque a lutté pendant plus de huit heures… le cas était bien trop grave.

 L’association Médecins du monde a pris en charge le rapatriement du corpsdepuis Lyon jusqu’au village d’Amparafara, ce qui n’a pas été facile, mais nécessaire par rapport aux traditions malgaches, et surtout pour éviter les soupçons de vol d’enfants.

Épilogue

Bien que nous soyons tous très tristes de l’issue tragique de cette histoire, il fallait tenter cette opération, dans laquelle sa famille et nous mettions beaucoup d’espoir. Souvenons nous que des gens de bonne volonté ont réuni leurs efforts, et n’ont pas compté leur peine pour sauver la vie d’un enfant.

Hasimantra a vécu heureuse ses derniers mois d’existence au village de la joie ; de même, pour ses derniers jours, sa famille d’accueil à Lyon témoigne de sa joie de vivre et de sa gentillesse, qui ont également touché les soignants de l’hôpital cardiologique.

Nous avons trouvé pour sa famille un logement proche du Village de la joie. Les enfants poursuivent leur scolarité parmi nous, Noëlisoa travaille dignement parmi nos collaborateurs pour subvenir aux besoins des siens.


Contexte

Le paysage des hauts-plateaux de l’Imerina se compose de côteaux arides (latérite), de vallées inondées (rizières), et de forêt (diverses espèces endémiques d’eucalyptus, de pins, de ravintsara).

Le Village de la Joie est implanté sur 84 ha. Nous y avons déjà planté des milliers d’arbres. Nous suivons les principes de l’agroforesterie et de la permaculture, dans le respect des  pratiques traditionnelles locales.

La diversification des activités et l’exigence qualitative permettent la vente dans des filières courtes d’une partie de la production : produits maraîchers, produits laitiers, plantes médicinales, épicerie fine…

De nombreuses espèces locales sont valorisées, selon des techniques évolutives : café, physalis, avocats, moringas, pamplemousses, citrons, goyaves, mangues, kakis, bananes, fruits rouges, riz, divers légumes, plantes « superaliments »…

Aux origines…

Si son classement par PIB/PPA remonte ces dernières années, en tout début de siècle Madagascar figurait parmi les 5 pays les plus pauvres du monde.

La condition des enfants sans famille y est particulièrement alarmante : sans état-civil, livrés à eux-mêmes, ils vivent des déchets d’une population déjà très pauvre. Ils peuvent être déplacés, vendus, maltraités impunément.

Par ailleurs, la misère monoparentale est immense : les jeunes mères, délaissées par des pères dépassés, se retrouvent sans ressources avec à leur seule charge de nombreux enfants. Elles n’ont d’autre choix pour survivre que de réaliser des corvées harassantes (portage d’eau, de bois), souvent enceintes avec en enfant à babène (mode de portage des enfants africains) et quelques autres à nourrir.


Ce constat a toujours alarmé Charles et Simone Mitsakis, tous deux français natifs du pays. Motivés par une foi authentique en l’Évangile, ils n’attendent pas l’heure de la retraite et débarquent sur l’île en 2003 afin de consacrer le reste de leur vie à ces déshérités. Ils obtiennent l’accord de leurs cohéritiers et font le nécessaire auprès des instances malgaches afin de récupérer une propriété délaissée.

C’est en 2004 que les statuts de l’association malgache Le Village de la Joie sont déposés.


L’action commence tranquillement par le nourrissage de mères et d’enfants dans les villages, puis sur notre site. Se rapprochant des autorités locales et de professionnels malgaches, le couple crée une garderie et la toute première maisonnée pour les orphelins. Suivra une école maternelle, afin de libérer les mamans pour qu’elles puissent travailler dans l’agriculture et l’élevage.


C’est l’émergence de projets agricoles durables sur le Village de la Joie.

Le terrain du village de la joie Antanimena se situe à 30 km de la capitale Antananarivo, mais à une heure de trajet, via 15 km de pistes très accidentées. Il comporte des rizières, quelques petites parcelles cultivables et cultivées, et une grande surface non exploitée faute de possibilité d’irrigation (voir également article Contexte).

Mesdames peuvent aller travailler le coeur tranquille.

Un des enjeux majeurs a été ensuite de convaincre ces jeunes mères de l’intérêt d’instruire leurs enfants plutôt que de les exploiter aux durs travaux des champs.

On vous promet que c’est chouette l’école au Village de la Joie.